POURQUOI

Et alors, qu’est ce que on va faire dans dix ou vingt ans ?

Mais en fait, qu’est ce que on va faire déjà cette été ?

Y aura t-il une plage sur laquelle nous allons trouver notre bonheur, les cailloux, le sable, les rochers, la mer propres, l’eau translucide en expansion vers le grand bleu.

 

Arriverai-je offrir à mes enfants les souvenirs d'été semblables aux miens, comme la magie de reflets de la surface d’eau sur le fond sableux de la mer pur et propre pendent qu’on apprenait à nager accompagnés que par des petits poissons… Ou ils vont se souvenir plutôt du temps de marche sous le soleil de mois d’aout sur la plage entre les bouteilles et sacs plastiques on essayons de trouver une partie « mois pollué » pour ne pas perdre la journée d’aller à une autre plage même pas surs de la trouver dans un meilleure état ! Est-ce qu’ils se souviendrons plutôt de la bouillie bouillasse des fines particules plastiques dans laquelle on nage, ou des petits poisons… ?

 

Nous ne pouvons pas prévoir quoi le courant d’eau va nous apporter le lendemain, les fruit de son œuvre ou les fruits de notre œuvre. Cet œuvre avec lequel nous avons réussie aussi bien de détruire la noblesse des éléments. Ainsi les souvenirs de nos enfants. Et tout cas en temps d’une génération. Quel sucés ! Nous sommes en train de vaincre la nature !

 

Eu qu’est ce-que je peux faire, moi, minuscule, quand je ne suis pas présidente d’un état et je n’ai aucun pouvoir de prendre les décisions d’interdire la production du plastique ?

C’est ainsi que j’ai eu envie d’en faire de l’expérience en recyclant les bouteilles plastiques. Cet affaire a demandé que je me plonge, deux fois par semaine dans les poubelles de mon quartier, celles de récupération de déchets ainsi dans les grandes où tout était mélangé. Là, la société nous découvrait la plus grande intimité de son quotidien. J’arrivais dans une heure, en allons d’une poubelle à l’autre, remplir notre remorque de …. ce qui représentait une quantité d’environ 100 à 150 bouteilles. À savoir que j’ai trié que des bouteilles plastiques de 1 à 2 l de boissons gazeuses et plates, pour la plupart de l’eau. J’étais sidérée. J’ai essaye de multiplier ça fois habitants, fois jours, fois fois fois, j’étais terrifié !

Pour accélérer la récupération pour arriver au nombre voulu pour le projet IMMERSION, j’ai mis au travail aussi mon mari, ma sœur, mes voisins, mes collègues des ateliers de la Morinerie, la crèche de mes enfants. Le Centre de tri de la Riche (37) nous a laissé aussi généreusement sélectionner 1 500 bouteilles dans les tas d’ordures où l’insatiabilité de l’homme prenait tout sa splendeur.

Récoltées ainsi, les bouteilles étaient débouchonnées, désé­tiquettées et tissées dans les sept bandes de 1,5 x 10 m de grillage métallique plastifié vert, maille 100 x 100 mm, section du fil 2,2 mm. Les morceaux, une fois finis, étaient rassemblés par terre avec le fil de fer et mis dans les airs du Point Haut , lieu de création urbaine à Saint-Pierre-des-Corps.

 

Le projet principal était décliné l’année suivante en un filet de pêche pour faire décoration de Noël : « Happy New Year with hope that this year’s fischery will be better » à la Mairie de Saint-Pierre-des-Corps.